Le Parcours Technologique de la BRH

Missions et Organisation

Historique

Les Directions et Unités


C’est en mars 1987 que la BRH a acquis son premier système informatique, un mini-ordinateur doté d’une quinzaine de terminaux. L’objectif était alors d’arriver à une gestion plus efficace des activités des Comptes courants et de la Centrale des risques et des impayés.

À partir du mois de février 1995, le Conseil d’Administration, voulant moderniser l’institution et la placer à l’avant-garde en matière de technologie, a initié tout un ensemble de projets dont l’aboutissement serait l’automatisation de la quasi-totalité des activités de la banque. Le but recherché était d’augmenter les capacités opérationnelles de la BRH afin de permettre une meilleure manipulation des informations nécessaires à la conduite de la politique monétaire ainsi qu’une plus grande capacité de supervision des institutions financières.

Des progrès considérables ont été réalisés depuis. Ils ont porté principalement sur l’automatisation d’un grand nombre d’applications et sur le développement substantiel des réseaux de télécommunication.

L’automatisation
des applications

l Le projet d’informatisation des guichets, lancé vers la fin de l’année 1995, est devenu opérationnel le 3 juin 1996. Au 1er novembre de la même année, l’automatisation des comptes courants a été réalisée. Depuis juillet 1998, les écritures comptables sont automatiquement générées. Développée par une firme locale, l’application qui a permis la mise en œuvre de ce projet intègre aussi la gestion des guichets. Elle permet de mieux gérer les opérations de caisse et de desservir la clientèle (banques, organismes autonomes et employés du service public) dans de meilleures conditions de sécurité dans la manipulation quotidienne des chèques du Trésor Public. Elle fournit également aux autres services de la banque les informations nécessaires à la réalisation de transactions pour le compte des clients de l’institution.

l Dès le début de l’année 1996, la production des rapports et résultats de la compensation a été automatisée en attendant la réalisation d’un projet plus ambitieux : la compensation en temps réel.

l Le projet d’informatisation de la Chambre de Compensation est né d’un effort conjoint de la Banque Centrale, des banques commerciales et de l’Association Professionnelle des Banques (APB). Les étapes suivantes ont été accomplies : standardisation et impression des chèques, automatisation de la compensation interbancaire, compensation en temps réel des petites valeurs (ACH : Automated Clearing House). À l’heure actuelle, la BRH imprime elle-même ses chèques qui sont lisibles par lecteurs/trieurs. Ce nouveau système est en mesure de lire la ligne optique qui se trouve sur les chèques, de mettre ces informations dans une base de données, de les utiliser pour faire la compensation interbancaire, de fournir un fichier qui permet de débiter automatiquement les comptes de clients et enfin de stocker l’image des chèques traités.

l La comptabilité de la banque a été grandement améliorée grâce à un puissant logiciel mis en production depuis juin 1996. Ce logiciel comporte de nombreux sous-systèmes, tels que ceux de la comptabilité générale (le Grand Livre, les journaux et les livres auxiliaires), de la comptabilité budgétaire, de la comptabilité analytique (le calcul des coûts), de la comptabilité en devises, de la gestion des immobilisations, de la gestion des comptes créanciers/achats, de la gestion des comptes débiteurs/ventes, du reporting et du suivi. Ce logiciel permet aussi aux services du Caveau (les chambres fortes) et du Retrait de gérer leur stock de billets en fonction de critères non strictement comptables, tels que la dénomination des billets (500 gourdes, 250 gourdes, etc.), la nature des billets (neufs, triés, à trier, etc.). Actuellement, les livres de l’institution sont fermés quelques jours seulement après la fin de l’année fiscale contre plusieurs mois autrefois.

l Les activités concernant la gestion des ressources humaines ont été pour la plupart informatisées, suite à la mise en œuvre graduelle des modules suivants : gestion du payroll et gestion des prêts et avances (juillet 1997), gestion des ressources humaines et gestion des dons et contributions (avril 1999).

l Une application de gestion et de mise à jour automatique des stocks de fournitures et matériels de bureau a été développée et est en production depuis le mois d’avril 1997.

l Le programme d’émission de bons BRH par adjudication sera bientôt géré par un logiciel dont les fonctionnalités sont les suivantes : émission du communiqué annonçant une adjudication, réception des soumissions, traitement des adjudications, notification aux participants des résultats de l’adjudication, impression du résumé de la séance pour publication, suivi des transactions sur les bons sur le marché secondaire, traitement des remboursements à maturité, rapports statistiques et divers graphiques. Reçu de la Banque Mondiale, ce logiciel a été traduit et amélioré par les techniciens de la BRH.

l Dans le cadre du projet d’Automatisation des Interfaces avec les Banques et les Institutions Financières (AIBIF), une base de données a été créée de manière à éviter la duplication des informations communes à certaines applications. Ainsi en est-il de l’application de gestion du taux de change, développée pour calculer le taux de référence de la BRH pour les différentes devises en cours dans le système et produire ainsi de manière automatique les données pour l’édition de la feuille du taux du jour et les rapports mensuels. Ce projet concerne aussi l’application de gestion de la Centrale des risques (qui permet d’effectuer le suivi des opérations de prêts des banques commerciales sur une base trimestrielle) et l’application de gestion des impayés (qui permet la saisie des informations sur les chèques retournés impayés pour manque de fonds et qui produit automatiquement, sur une base quotidienne, la liste des interdits de chéquier et celle des réhabilités pour le système bancaire, ainsi que tous les rapports nécessaires au suivi des impayés).

l Le projet "Système des Informations Financières (SIF)", lancé cette année, généralisera le projet AIBIF en prenant en compte les nouvelles règles prudentielles, les nouvelles règles sur la propriété croisée et proposera une standardisation de tous les rapports reçus des banques commerciales et des états produits par la BRH pour ses différents partenaires.

l Une application dénommée "Base de Données des Actionnaires et Sociétés Anonymes" a été développée afin de suivre la répartition du portefeuille des actions et l’application des règlements sur les propriétés croisées.

l Dans le but d’améliorer les transferts et les divers ordres de paiement vers l’extérieur, la banque s’est affiliée au réseau SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) depuis le 6 décembre 1997. Elle utilise également le service CITICASH depuis octobre 1997 afin de gérer les comptes qu’elle détient à la Citibank. Le logiciel spécialisé "SYGADE", reçu de la CNUCED, permet de mieux gérer la dette externe.

l Dans le but de produire les statistiques concernant le commerce entre Haïti et les pays de l’OCDE, une base de données a été constituée et sera bientôt élargie pour prendre en compte l’intégralité du commerce extérieur d’Haïti.

 

Le développement des réseaux de télécommunication

l Parallèlement aux développements des applications, la BRH s’est dotée d’un nouveau réseau électrique constitué de deux onduleurs (communément appelés UPS ou Uninterruptible Power Supply) montés en parallèle et de deux groupes électrogènes de secours, l’un de 350 kVA à démarrage manuel et l’autre de 960 kVA automatisé. Ce système est en mesure de stabiliser l’environnement électrique de la banque et d’assurer l’autonomie de celle-ci en énergie électrique de manière permanente.

l Un nouveau réseau téléphonique géré par le logiciel CENTREX a été également installé par la TELECO sur demande de la banque afin de répondre aux besoins à la fois de celle-ci et du système financier. Ce réseau, composé de plus de 1 000 nouvelles lignes téléphoniques installées sur un support en fibre optique, fournit aussi un canal pour la transmission des données entre la BRH et les autres institutions financières.

l Avec le Réseau Télématique Financier, la BRH a résolu les problèmes de communication au niveau des institutions financières, facilitant désormais les échanges entre celles-ci. Ce réseau facilitera également la connexion online de la banque avec ses guichets externes (Malpasse, Port, Aéroport, DGI centrale, Unité de Gestion et de Contrôle Fiscal ou UGCF) et avec la future succursale du Cap-Haïtien. Il permettra l’ouverture du système financier vers l’extérieur grâce à l’interconnexion avec des réseaux mondiaux (Internet, SWIFT, etc.).

l Le réseau informatique interne (LAN ou Local Area Network) est conforme aux standards internationaux et s’étend sur trois bâtiments. Plus de deux cent cinquante postes de travail sont interconnectés via ce réseau et sont desservis par six serveurs modernes et efficients, reliés à une vitesse de 100 Mbps et utilisant la technologie "Fast Ethernet". Deux serveurs DEC Alpha 4 100 montés en cluster sont en cours d’installation; les applications majeures devraient migrer vers ce système.

l La mise en place de systèmes de paging, de fax on demand et de messagerie vocale, lesquels exploitent les facilités du réseau local installé au sein de la banque, a permis d’améliorer la communication entre les employés au sein de l’institution. Le système de messagerie électronique, basé sur Microsoft Exchange, comporte aujourd’hui plus de 200 boîtes aux lettres.

l L’accès à l’internet est aujourd’hui fourni non seulement aux cadres de la BRH, mais aussi aux banques commerciales, à certaines institutions financières et à l’université. La BRH est ainsi devenue depuis décembre 1997 un fournisseur de service internet (ISP ou Internet Service Provider). De plus, elle dispose de son propre site sur le world wide web (www.brh.net) dont elle se sert pour fournir au public des informations actualisées.