|
Au cours du mois d’avril 2005, les opérations financières de l’Etat se sont soldées par un surplus courant de 416,7 MG comparativement à un déficit de 183,4 MG en mars dernier. Cette performance enregistrée au niveau des finances publiques est consécutive à une hausse de 22,16 % des recettes courantes tandis que les dépenses courantes ont diminué de 18,92 %. La posture adoptée par les autorités financières de l’Etat s‘est reflétée sur la croissance de la masse monétaire qui a ralenti de 1,14 point de pourcentage tandis que le rythme mensuel de l’inflation et de l’accroissement du taux de change s’est légèrement accéléré. L’IPC a crû de 2,37 % par rapport au mois antérieur pour s’inscrire à 362,05. En glissement annuel, le taux d’inflation s’est établi à 12,60 % contre 17,16 % au mois précédent. Le taux de change moyen mensuel enregistré pour le mois d’avril 2005 est de 38,62, soit une hausse de 1,42 % par rapport au mois de mars dernier. En glissement annuel, la gourde s’est dépréciée de 1,19% par rapport au dollar américain. La variation de la base monétaire a été de 144,21 MG, soit une hausse de 0,44 % en terme relatif contre 1,18 % un mois plus tôt. Ce ralentissement de la croissance de la base monétaire est consécutif à celui de 3,91 points de pourcentage de la monnaie en circulation qui a plus que compensé l’accélération de 40 points de base de la croissance des réserves des banques. A l’actif, les avoirs intérieurs nets ont augmenté de 3,38 % contre 1,06 % au mois précédent. Quant aux créances nettes sur le gouvernement central, elles ont crû de 0,19 %, soit 70 points de base de moins par rapport au mois antérieur. En glissement annuel, la base monétaire s’est accrue de 12,48 %. Les taux nominaux sur les bons BRH sont restés à leur niveau du début de l’exercice, soit respectivement 3,50 %, 5,50 % et 7,50 % pour les bons de 7, 28 et 91 jours. Par contre, une hausse de 37,21 % a été enregistrée au niveau de l’encours de ces bons et leur poids dans les réserves des banques est passé de 16,20 % en mars à 22,22 % avril 2005. En rythme annuel, cet encours a crû de 27,93 %. Le crédit au secteur privé a augmenté de 668 MG, soit une hausse de 3% en terme relatif contre 2,13 % au mois précédent. Cette hausse du crédit au secteur privé est consécutive à celle du crédit en dollars dont la croissance s’est accélérée de 4,34 points de pourcentage tandis que celle du crédit en gourdes a ralenti de 2,23 points de pourcentage. Pour sa part, le crédit au secteur puplic a évolué de manière quasi-stagnante, soit 0,04% de croissance contre 0,65 % au mois précédent. Les crédits aux secteurs privé et public ont varié respectivement de 11,42 % et 1,11 % par rapport au mois d’avril 2004. La masse monétaire M1 a diminué de 0,27 % comparativement à une augmentation de 2,82 % au mois de mars dernier. Cette contraction de M1 reflète celle des dépôts à vue (-1,52 %) et du ralentissement de la croissance de la monnaie en circulation (0,71 % contre 4,62 % précédemment). L’accroissement annuel de M1 est de 10,82 % contre 8,05 % au mois précédent. L’agrégat M2 s’est contracté de 11,73 MG, soit une baisse de 0,03 % comparativement à une hausse de 1,93 % au mois de mars. La baisse de M2 est consécutive à f’effet combiné de celle de M1 et du repli enregistré dans la croissance de la quasi-monnaie (0,18 % contre 1,16% précédemment). En glissement annuel, la masse monétaire M2 a crû de 10,35 %. La masse monétaire au sens large, M3 a augmenté de 944 MG, soit une hausse de 1,50 % en terme relatif et est au ralenti de 1,14 point de pourcentage par rapport à celle enregistrée un mois plus tôt. Le ralentissement de la croissance de M3 reflète celle de M2 qui a contre-balancé une hausse de 3,77 % des dépôts en dollars. En rythme annuel, l’agrégat M3 s’est accru de 11,44%. Mesurée par le rapport dépôts en dollars sur/dépôts totaux, la dollarisation de l’économie haïtienne, est passée de 47,84 % à 48,84 %. Les ratios dépôts dollars/M3 et de couverture du crédit en dollars ont augmenté respectivement de 90 et de 25 points de base en terme absolu pour s’établir à 41,16 % et 41,25 %. Enfin, le multiplicateur monétaire a progressé de 1,04%, à 1,95 en raison d’un ralentissement plus que proportionnel de la base monétaire par rapport à celui de la masse monétaire au sens large. |
| Haut de page |