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L’IPC a varié de 0,92 % par rapport au mois précédent pour s’établire à 353,67. Le taux annuel d’inflation s’est donc inscrit à 18,64 % contre 19,79 % en janvier dernier. Le taux de change moyen mensuel est passé de 37,60 gourdes pour un dollar à 37,74 gourdes. En rythme annuel, la gourde s’est appréciée de 16,39 % par rapport au dollar américain. La base monétaire a varié de 215,4 MG, soit une progression relative de 0,67 % contre 0,62% au mois précédent. Cette stabilisation de la croissance de la base monétaire est consécutive à la compensation presque complète du ralentissement de l’accroissement des réserves des banques (+ 1,25 % contre + 4,95 % précédemment) par une accélération de celui de la monnaie en circulation (+ 0,22% contre –7,04 % en janvier). A l’actif, les avoirs extérieurs nets (7891,6 MG) ont continué à se contracter (-0,10 %, après –0,23 % en janvier et un bon de 16,38 % en décembre dernier) tandis que les créances nettes sur le gouvernement central ont augmenté de 1,40 % contre 0,66 % au mois précédent et s’évaluent à 21 234,3 MG. En glissement annuel, la base monétaire a crû de 10,15 %. Les taux nominaux sur les bons BRH, sont resté à leur niveau relativement bas du début de l’exercice, soient respectivement 3,50 %, 5,50 % et 7,50 % pour les bons de 7, 28, et 91 jours. Conséquemment, l’encours total de ces titres s’est stabilisé autour de 5,5 milliards de gourdes et leur poids dans les réserves des banques est passé 16,17 % à 16,15 %. En rythme annuel, cet encours a diminué de 33,69 %. Le crédit au secteur privé a augmenté de 230,9 MG, soit une hausse de 1,07 % en terme relatif comparativement à une baisse de 0,57 % au mois antérieur. Cette reprise du crédit au secteur privé reflète celle du crédit en gourdes (+ 1,77 % contre – 1,66 % au mois précédent) et d’un léger accroissement du crédit en dollars, en dépit d’un certain ralentissement (+0,31 % -contre + 0,64 % précédemment). Quant à la croissance du crédit au secteur public (20 588,21 MG), elle s’est légèrement accélérée, passant de 0,43 % à 1,78 % entre janvier et février 2005. Les crédits aux secteurs public et privé ont varié respectivement de –1,58 % et –1,92 % par rapport au mois de février 2004. La masse monétaire M1 a augmenté de 42,85 MG, soit 0,25 % en terme relatif, comparativement à une baisse 0,84 % enregistrée en janvier. Ce comportement de M1 reflète celui combiné de la monnaie en circulation et des dépôts à vue (hausse de 0,22 % et 0,29 % respectivement). En glissement annuel, l’agrégat M1 a crû de 8,05 %. L’agrégat monétaire M2 s’est établi à 17 257,69 MG et est en hausse de 0,87 % contre 0,25 % au mois précédent. Cette légère accélération de la croissance de M2 est une résultante de celle de l’accroissement de la quasi-monnaie (1,43 % contre 1,25 % en janvier dernier). La masse monétaire M2 est donc en hausse de 8,27 % par rapport au mois de février 2004. La masse monétaire au sens large, M3 a augmenté de 919,37 MG, soit une hausse relative de 1,52 % contre 1,09 % au mois précédent. La stabilité de la croissance de l’agrégat M3 reflète celle de la croissance de M2 et des dépôts en dollars (2,52 % contre 2,24 % en janvier). En rythme annuel, la masse monétaire M3 a crû de 3,65 %. Le rapport dépôts en dollars/dépôts totaux, mesurant la dollarisation de l’économie haïtienne a augmenté de 9 points de base, s’inscrivant à 47,18 %. Le ratio dépôts dollars/M3 est passé de 39,46 % à 39,85 % tandis que le ratio de couverture du crédit en dollars a diminué de 94 points de base pour s’établir à 42,43 % et le crédit en dollars en pourcentage du crédit total octroyé dans le système s’est inscrit à 47,46 % contre 47,92 % au mois précédent. Enfin, le multiplicateur monétaire a crû de 0,85 % en raison d’un rythme de croissance de la masse monétaire supérieur à celui de la base monétaire.
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