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La base monétaire a varié de 196,3 MG contre 1077,22 MG en décembre dernier, soit une hausse de 0.62 % en terme relatif contre 3,50 % au mois précédent. Cette décélération de la croissance de la base monétaire est consécutive à la contraction de la monnaie en circulation (-7,04% contre +15,88 % précédemment) qui a largement compensé un nette accélération des réserves des banques (+4,95 % contre –1,65 % au mois précédent). A l’actif, les avoirs extérieurs nets se sont inscrits à 7 899,6 MG, soit un recul de 0,23 %, induit d’un effet volume[1], comparativement à une hausse de 16,38 % au mois antérieur tandis que les créances nettes sur le Gouvernement central ont légèrement augmenté de 0,66 % pour s’établir à 20 941,7 MG. En glissement annuel, la base monétaire a progressé de 10,29 %. Les autorités monétaires continuent d’afficher la posture qu’elles ont adoptée depuis juin 2004, à travers leur politique de détente des taux d’intérêt. Aussi, les taux nominaux sur les bon BRH des différentes maturités ont gardé leurs niveaux relativement bas d’octobre 2004, soient, respectivement 3,50 %, 5,50 % et 7,50% pour les bons de 7, 28 et 91 jours. De même, l’encours des bons BRH n’a pas changé, s’affichant à 3,54 milliards de gourdes et leur poids dans les réserves des banques a diminué de 0,81 point de pourcentage, se fixant à 16,35 %. En glissement annuel, l’encours des bons BRH a diminué de 34,39 %. Le crédit accordé au secteur privé a diminué de 123,9 MG, soit –0,57 % en terme relatif comparativement à une hausse de 1,31 % au mois précédent. Cette contraction du crédit au secteur privé reflète celle du crédit en gourdes (-1,66 %) qu’une hausse de 0,64 % du crédit en dollars ÉU n’a pas pu compenser. Quant au crédit au secteur public, il a légèrement progressé de 87 MG, soit 0,43% en terme relatif comparativement à une baisse de 0,18 % au mois passé. En rythme annuel, les crédits aux secteurs public et privé ont reculé de +1,21 % et de -1,19 % respectivement. Sous l’effet de la contraction de la monnaie en circulation qu’une hausse de 8,03 % des dépôts à vue n’a pas pu compenser, la masse monétaire M1 a varié de –146,3 MG, soit une baisse de 0,84 % en terme relatif, à comparer à une hausse de 8,27 % au mois précédent. En glissement annuel, l’accroissement de cet agrégat a replié de 7,97 %. La croissance de l’agrégat monétaire M2 (0,25 %) a ralenti de 3,90 points de pourcentage par rapport au mois précédent, sous l’effet de la baisse de M1. En rythme annuel, la progression de la masse monétaire M2 s’est affiché à 8.77 %. La masse monétaire au sens large, M3 a varié de 650,42 MG ( 1,09 %), avec un ralentissement de croissance de 2,51 points de pourcentage, reflétant ainsi l’effet combiné de celui de l’accroissement des dépôts en dollars (2,40% contre 2,76 % précédemment) et de la masse monétaire M2. En glissement annuel, l’agrégat monétaire M3 ’a affiché une hausse de 2,11%. Mesurée par le rapport dépôts en dollars/dépôts totaux du système bancaire, La dollarisation de l’économie haïtienne a accusé une légère baisse de 0,36 %, s’établissant à 46,83%. Le ratio dépôts dollars/M3 a gagné 50 points de base en terme absolu pour s’inscrire à 39,46 %. Le taux de couverture du crédit en dollars a reculé de 91 points de base, à 43,22 % et le multiplicateur monétaire est passé de 1,87 à 1,88 entre décembre 2004 et janvier 2005. La baisse de 0,47 % de ce multiplicateur est consécutive au ralentissement simultané de la croissance de la base monétaire et de l’agrégat monétaire M3. [1] Baisse de 1,44 % de ces avoirs évalués en dollars américains. |
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