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Au cours du mois de novembre 2004, les mouvements d’opérations des comptes du trésor public se sont soldés par un surplus de 211 MG comparativement à un déficit de 206,5 MG au mois précédent. Cette amélioration de la situation des finances publiques est consécutive à une diminution substantielle des dépenses de l’Etat (-26,57 %) tandis que les recettes ont légèrement augmenté (+ 1,40 %). Cette posture du gouvernement central a donc favorisé la stérilisation complète de l’impact du financement monétaire sur l’accroissement de la masse monétaire dans la mesure où l’administration centrale a consenti un remboursement de 737 MG à la BRH. Conséquemment, la croissance de l’Indice des prix à la consommation (IPC[1]) a pu être contenue tandis que l’évolution du taux de change n’a affiché aucun choc particulier. En effet, l’IPC a accusé une hausse de 0,21 % par rapport au mois précèdent pour s’établir à 341,39. En variation annuelle, le taux d’inflation est passé de 21,98 % en octobre 2004 à 20,56 % en novembre contre 41,49 % au même mois en 2003. Le taux de change moyen mensuel de la gourde par rapport au dollar ÉU demeure relativement stable, s’inscrivant à 37,17 gourdes contre 37,16 gourdes le mois précédent, reflétant ainsi la stabilité de la croissance de la masse monétaire. Au cours du mois de novembre 2004, la base monétaire s’est contractée de 1,43 % et a atteint 30 788,6 MG. Cette contraction est une résultante de la baisse des réserves des banques (-1,77% contre 0,49 % précédemment) qui se sont établies à 20 999,3 MG. A l’actif, les avoirs extérieurs nets ont régressé de 4,32 % comparativement à une hausse de 8,32 % au mois d’octobre 2004. La diminution des avoirs extérieurs nets reflète notamment un effet-volume, puisqu’elle a été enregistrée en dépit d’une légère hausse du taux de change de fin de période qui est passé de 37,2 gourdes pour un dollar à 37,5 tandis qu’évalués en dollar américain, ces avoirs ont reculé de 5,16 %. En glissement annuel, les avoirs extérieurs nets ont crû de 13,60 %. Les créances nettes sur le gouvernement central se sont aussi contractées (-1,25 % contre –2,10 % au mois précédent) pour s’inscrire à 20 861,2 MG mais sont en hausse de 7,45 % par rapport au mois de novembre 2003. La politique de détente des taux d’intérêt adoptée par les autorités monétaires depuis juin 2004 s’est poursuivie, consacrant ainsi le relâchement de la pression sur la liquidité du système bancaire. En effet, les taux d’intérêt nominaux sur les bons BRH des différentes maturités sont restés à leurs niveaux d’octobre dernier (3,50 %, 5,50 % et 7,50 % respectivement pour les bons BRH de 7, 28 et 91 jours), plaçant ainsi les autorités dans une situation plutôt confortable, tant par rapport à la volonté de relancer l’activité économique que par rapport à la gestion de la politique monétaire (possibilité de parer aux chocs éventuels). Conséquemment, l’encours total des bons BRH s’est quasiment stabilisé à 3,5 milliards de gourdes tandis que le poids des bons dans les réserves des banques n’a gagné que 30 points de base pour se fixer à 16,88 %. En glissement annuel, l’encours des bons BRH a régressé de 37,17 %. La croissance du crédit au secteur privé a ralenti de 1,78 point de pourcentage pour s’établir à 0,49 %, l’indicateur s’affichant à 21 396 MG. Ce ralentissement est notamment attribuable à la décroissance du crédit en dollar (0,85 % contre 7,13 % antérieurement) qu’une hausse de 1,82 % (comparativement à –2,12 % précédemment) du crédit en gourdes n’a pas pu compenser. La baisse du crédit en dollar est consécutive à un effet-volume, car évalué en dollar ÉU, le montant de crédit accordé au secteur privé s’est contracté de 0,27 % contre une hausse de 6,27 % au mois précédent. Le crédit au secteur public a aussi reculé (-0,58 % contre –4,58 % en octobre 2004) pour s’établir à 20 537,8 MG. En rythme annuel, les crédits aux secteurs privé et public ont varié de + 4,01 % et 7,69 % respectivement. Sous l’effet combiné de la baisse de la monnaie en circulation et des dépôts à vue de 0,11 % et 1,29 % respectivement, la masse monétaire M1 s’est contractée de 0,47 % contre une hausse de 0,35 % au mois précédent. En glissement annuel, cet agrégat est en hausse de 8,46 %, soit un ralentissement de 4,96 points de pourcentage par rapport au mois antérieur. L’encours de l’agrégat M2 a terminé le mois de novembre à 34 992,5 MG et est en recul de 0,19% par rapport au mois précédent, sous l’effet de la contraction de M1 qu’une légère hausse de la quasi-monnaie n’a pas pu compenser. Sur une base annuelle, M2 a crû de 10,28 % contre 14,09 % précédemment. La masse monétaire au sens large, M3 s’est accrue de 0,12 % contre 1,44 % un mois plus tôt et s’est établie à 57 625,9 MG. Cette croissance modérée de M3 reflète la contraction de M2 et le ralentissement de l’accroissement des dépôts en dollar (0,61 % contre 1,12 % précédemment). L’accroissement annuel de M3 s’est décéléré de 3,61 points de pourcentage, s’inscrivant à 6,47%. Evaluée en terme des dépôts en dollars en pourcentage des dépôts totaux du système bancaire, la dollarisation de l’économie haïtienne continue à se stabiliser pour le quatrième mois consécutif, en dépit d’une légère hausse de 23 points de base en terme absolu, s’inscrivant à 46,37%. Le ratio dépôts dollars/M3 a gagné 21 points de base et s’est établi à 39,30 %. Par ailleurs le ratio de couverture du crédit en dollars est passé de 47,09 % à 46,41 % entre octobre et novembre 2004 tandis que le multiplicateur monétaire a progressé de 1,58 %. Le comportement du multiplicateur reflète à la fois ceux de M3 et de la base monétaire qui ont varié en sens inverse. [1] Base 100 en 1996 |
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